08 juillet 2008
On ne devient pas brusquement collectionneur d ’Art Singulier.
C’est un cheminement très lent qui passe forcément par une déchirure de l’esprit, une rebellion. Cet Art « qui touche de près le cœur des hommes », a atteint ma sensibilité. Enracinées dans un vécu émotionnel, les formes singulières qui captent le regard sont pour moi des instants de survie qui dictent la peinture. Survie de l’artiste - par définition -, et survie du collectionneur à sa suite. Ajoutée parfois à une picturalité subversive, la graphie des mots participe à ces moments intérieurs et discrets. Et puis dans ma vie, je n’ai eu que des passions hors-normes : tout ce qui était ordinaire a mal tourné.
L’art marginal - cet esthétique de l’imparfait -, a des allures de geste fou. Ce désespoir sauvage qui s’agite et tourmente, est une valeur ajoutée à l’usure de tout. De la vie. Des exigences de la vie. Permanente et permise, jamais pudique. L’Art Singulier décrit les grandes douleurs humaines, les grandes joies aussi. Il est cette tristesse à la beauté claire des silences, colorant la virginité de la toile ; il est aussi cette gaité des couleurs, enfantée par l’aveu de transcrire un ressenti joyeux. Et toutes ces teintes qui s’épanchent en gestes amples ou précis, évoquant - mais seulement dans leur apparence - de divines malformations, ces pulsions de l’aveu sagittales et superbes sonnent pour le regard le glas des dignités muettes. Enfin la peinture vit. Elle a hurlé, dépassé l’intention. Coupant les cordons des hésitations nourricières, ces passerelles tournées vers le non-peint, le peint différemment, le peint arrangé pour plaire, pour se plaire… Elle crie au milieu de l’effort le vieux chant retrouvé de l’enfance, l’âge pur qui précède tout, les manques, surtout les manques... La peinture se répand comme un sanglot jailli de très profond, délibéré. Elle se regarde vivre, contemple ses projections, ce futur antérieur révélé, juste éclos. Fière, elle exulte dans ses vérités renaissantes dont dépend la reconnaissance de sa réalité à elle, la peinture. De son existence aussi, sûrement. Vouloir combattre l’art établi jusqu’à le faire taire, reconnaître sur les cimaises pendues le long des murs de la galerie trop grande, la sympathie stigmatisée, celle des collectionneurs devenus amoureux des choses singulières !
Le collectionneur est un enquêteur permanent. Il ne se contente pas d’acquérir. Il veut aller à la rencontre de l’artiste, au cœur secret de l’œuvre. Le visiteur remarquera que les animaux tiennent dans ma collection, une place importante. Certes, leur rôle est essentiel dans l’univers figuratif de l’Art Brut. Mais cet aspect n’a pas dicté mon choix. Les animaux tiennent une place prédominante dans ma vie, c’est aussi simple que cela. Ainsi participent-ils à cette collection née d’émotions et de rencontres. Quant au « bleu » qui revient, couleur itérative et céleste entre toutes, elle est devenue inaltérablement obsessionnelle. Et quand les animaux sont bleus, admettons que l’obsession culmine…
D. P-R
07 juillet 2008
Jacques ROUBY
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Jacques Rouby© tous droits réservés pour les photos de cette page. Collection mise en ligne avec l'autorisation du collectionneur : Peloux-Raynal
Jacques ROUBY
Texte de Lauranne
« Né en 1953, Jacques Rouby peint depuis plus d'une vingtaine d'années. Après une première exposition au Casino de Saint-Céré qui lui valut les éloges de la presse et de la critique, il s'exile à Paris, choisissant de ne vivre désormais que de son art. Caricaturiste sur le Parvis "Beaubourg" devant le Centre Georges Pompidou, il renonce à une vie facile pour rejoindre Collioure, où il peint sur le bord de mer.
Bientôt, cette eau le mènera à y immerger ses œuvres : des cartons, des papiers couverts de pigments, que la mer a tôt fait d'emporter. Fasciné par la richesse et la lumière des peintures qu'il retire de l'eau, il réalise dans le même temps l'éphémère de la chose, car les teintes pâlissent à la lumière du jour et perdent leur brillance en séchant.
Jacques Rouby continue sa recherche...
Ainsi en est-il des gants de latex d'où il tire de somptueuses compositions. Ces gants sont ceux qu'il utilise dans son travail, sur d'autres œuvres, pour se protéger les mains. Ce sont d'authentiques gants de travailleur, sur lesquels les pigments, les colles, les poussières de carton ont laissé leurs empreintes. Jacques Rouby leur redonne vie grâce à des installations, où ils acquièrent la grâce des fleurs et des papillons.
Les oeuvres éphémères de la Nature et de l'Homme se rencontrent...
C'est l'usure..., la dégradation. Pour Jacques Rouby, les ruines ont une signification autonome. Ses œuvres parlent, comme une vieille maison dont il ne reste plus que des pans de murs noircis. Nous savons que des gens ont habité là. C'est ce qui rend la dégradation émouvante. Les ruines sont portées au rang de vestiges.
La destruction fait partie intégrante de la démarche créative de l'artiste. Ainsi, aboutissait-il autrefois à la destruction complète de son travail. Maintenant, cette destruction est inscrite dans l'œuvre, qui est dégradation, destruction, voire putréfaction. Celle-ci n'a plus besoin d'être détruite pour dire. Les œuvres de Jacques Rouby sont, comme il le dit lui-même, « Déchets d'Oeuvres ».
L'usure est un mouvement, la vie quasi-autonome des matériaux : une dynamique interne qui règle toute vie.
Pour la plupart, les travaux de Jacques Rouby ne portent pas de titre. Il y en aurait trop, l'œuvre changeant de signification à chaque fois, à chaque nouvel événement : un accrochage, une exposition, voire une nouvelle intervention de l'artiste... Donner un titre reviendrait à bloquer cette évolution naturelle, ce double travail de l'artiste et du temps, ces frères siamois ! »
04 juillet 2008
Taylor DURAN
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Taylor Duran© tous droits réservés pour les photos de cette page. Collection mise en ligne avec l'autorisation du collectionneur : Peloux-Raynal
John Mc LAUGHLIN
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John Mc Laughlin© tous droits réservés pour les photos de cette page. Collection mise en ligne avec l'autorisation du collectionneur : Peloux-Raynal
George A. JAGIELLO, dit EMO
Contact : http://search.ebay.com/_W0QQsassZfrediw123
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George A. Jagiello© tous droits réservés pour les photos de cette page. Collection mise en ligne avec l'autorisation du collectionneur : Peloux-Raynal
30 juin 2008
Edward GOSS
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Edward Goss©© tous droits réservés pour les photos de cette page. Collection mise en ligne avec l'autorisation du collectionneur : Peloux-Raynal
26 juin 2008
Robyn BEVERLAND, "The Beaver"
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Robyn Beverland© tous droits réservés pour les photos de cette page. Collection mise en ligne avec l'autorisation du collectionneur : Peloux-Raynal
Purvis YOUNG
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Damian MICHAELS
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Damian Michaels© tous droits réservés pour les photos de cette page. Collection mise en ligne avec l'autorisation du collectionneur : Peloux-Raynal
22 juin 2008
Dan CASADO
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Dan Casado© tous droits réservés pour les photos de cette page. Collection mise en ligne avec l'autorisation du collectionneur : Peloux-Raynal





























































